C’est une histoire assez étrange, une idée de génie qui donne toutefois la chair de poule. Un compositeur écossais a récupéré quelques cheveux de Beethoven trouvés sur un vêtement ayant survécu à l’holocauste. Il les a ensuite utilisés comme base pour les traduire en une mélodie.

Stuart Mitchell a donc écrit un morceau qui s’intitule à juste titre « The Last Song of Ludwig ». La particularité de celui-ci est d’être directement produit à partir de l’ADN de cheveux du célèbre Beethoven.

C’est presque trop bizarre pour être vrai.

Mort en 1827, Beethoven n’aura pas fait que laisser un formidable héritage musical. De génération en génération, une mèche de ses cheveux a traversé les âges jusqu’à ce qu’elle parvienne dans les mains d’un détenu d’Auschwitz. Le prisonnier en question a tout fait pour conserver ce patrimoine familial malgré l’horreur des camps.

De peur que les gardiens ne découvrent et ne confisquent son précieux trésor, l’homme les a camouflé au fil des ans. Malgré les conditions de détention, cet homme a survécu et par voie de fait, il en est de même du legs qu’il conservait avec ferveur.

Effectuons un bond dans le temps pour atterrir en 2009 au moment où une vente aux enchères proposait ces fameux cheveux. C’est à ce moment que Mitchell intervient puisqu’il obtint un échantillon de l’ADN du musicien directement issu de sa chevelure.

Mitchell a mis au point «Cymatics », une technique qui utilise les fréquences musicales lorsqu’elles passent au travers de l’eau ou d’une couche de sable. Après avoir mis en évidence les 22 acides aminés composant l’ADN de Beethoven, il a attribué à chacun une note de la gamme. Chaque note est donc intimement reliée à l’ADN de Beethoven, ainsi à partir de ces fréquences uniques, Mitchell a composé un morceau pour piano et alto : « The Last Song of Ludwig ».

Source : gizmodo.fr

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