La marque de boissons gazeuses est accusée par certains internautes d’avoir créé de faux profils Facebook pour commenter ses propres billets et faire monter le buzz sur la Toile. Est-ce là un manque d’éthique vis-à-vis de ses consommateurs ?

Voici le « bad buzz » ou mauvaise pub qui agite et secoue le web. Orangina, pourtant réputée pour sa communication décalée et drôle aurait créé de faux profils Facebook pour commenter rapidement et de façon soutenue ses posts sur le réseau social et ainsi développer un engouement pour la marque.

C’est le site Coups de Pub qui a pointé du doigt, dans un long billet parsemé de captures d’écran, cette pratique douteuse. Ils mettent à jour ces faux profils, expliquant que ces derniers sont très reconnaissables dans leur expression, ouverts depuis peu et n’ayant qu’une occupation : animer la page d’Orangina.

« Outre le fait que le ton et les termes utilisés par ces comptes sont très similaires, vous verrez distinctement qu’ils fonctionnent en circuit fermé : ils se likent entre eux, se partagent entre eux, …« , font-ils remarquer, ajoutant que la marque utilise dans cette opération la tromperie et « qu’elle attache de l’importance à leurs opinions, alors qu’elle ne cherche qu’à en donner l’illusion.« 

Orangina a rapidement réagi au tollé provoqué par ce billet, repris en quelques heures sur tous les réseaux sociaux, indiquant « ne pas être au courant de telles pratiques, et y être par ailleurs opposée« . Cette animation par faux profils ne serait donc pas le fait direct de la marque, mais plutôt celui de l’agence chargée de gérer sa communication en ligne, Fred & Farid, précise Clubic.

Une pratique vivement critiquée par les agences…

Certaines marques ont par le passé joué à ce jeu dangereux qui consiste à alimenter les réseaux sociaux de faux avis de consommateurs vantant ses produits, elle s’y sont pourtant toutes cassé les dents, les internautes étant de plus en plus vigilants face à ces pratiques marketing fallacieuses.

We Are Social, une agence concurrente, estime que le cas « interpelle parce qu’il décrédibilise un métier fondé sur l’honnêteté et la transparence« . Sa directrice générale France, Sandrine Plasseraud, résume la stratégie supposée du community manager responsable sur le blog de l’agence : « optimiser la remontée des statuts de la marque sur le fil d’actualité des fans en créant de l’engagement dès leur publication via de faux profils / faux commentaires« .

mais assumée par l’agence de com d’Orangina

Point d’orgue de cet affaire, le community manager responsable des activités d’Orangina sur les réseaux sociaux a réagi sur son fil Twitter, et assume totalement ses actions: « Génerer 250.000 fans avec 5 profils et avoir plus d’argent pour des dotations. Si je dois assumer c’est sans problème. » Il faut savoir que Facebook augmente la visibilité en première page d’une publication en fonction de sa popularité et aussi des commentaires et du nombre de ‘j’aime » postés quelques minutes après son apparition.

Orangina compte 300.000 fans, on peut comprendre qu’un petit coup de pouce peut avoir de rapides effets sur la popularité d’une campagne. Mais l’éthique de cette profession encore naissante, elle, en prend un coup.

Source : maxisciences.com

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