Déjà la fin du monde à Bugarach

Patrice Etienne, féru de nouvelle technologies.
Patrice Etienne, féru de nouvelle technologies. (© D.R)

BUGARACH

« Cette histoire de fin du monde ? Une blague… Quant à faire un spectacle sur ce thème… Moui… », Patrice Étienne ne sourit pas. Du moins pas trop. Cet expert reconnu en nouvelles technologies (30 ans d’expérience) a installé le siège social de « Mobidium », sa société, à Bugarach. S’il avait su… Tout ce raffut autour du 21 décembre 2012, il s’en serait passé.

Après une vie trépidante vécue en région parisienne, ce concepteur d’animations interactives travaillant pour le compte de groupes célèbres (parfumeurs, banquiers, constructeurs automobiles) a aussi œuvré dans les coulisses de l’Opéra de Paris. Mais également sur les plateaux de télévision, fignolé les effets spéciaux d’un concert de J.-Michel Jarre et ceux du château de Windsor à l’occasion d’un anniversaire de la reine d’Angleterre. Ce polyvalent de génie donc, s’est un jour décidé à prendre du recul afin de mieux servir sa passion.

En 2008, il choisit donc de se retirer dans le Jura, aux alentours de Genève, là où résidaient la plupart de ses clients : « Mais Corine, sa compagne, m’a convaincu de venir m’installer à Bugarach. Elle connaissait bien la région. Et je suis tombé amoureux du village. J’ai même découvert qu’ici, on a toutes les couches géologiques existant en France ». Le couple achète une ancienne sellerie, la restaure puis la transforme en magasin de produits du terroir. Ainsi, naît le Relais du Bugarach : « Bientôt, nous en ferons un salon de thé car beaucoup de touristes, surtout des étrangers, passent par le Relais ».

Il en vient même, de plus en plus, à cause de cette satanée fin de monde qui, selon d’occultes officines, épargnerait Bugarach ! La nouvelle a fait le tour de la planète, via internet, et ce petit bourg tranquille des hautes Corbières occidentales a hérité d’une image de marque dont Patrice Étienne n’avait nul besoin.

« Je voulais installer ma société. J’avais même embauché dix personnes. Mais j’ai dû les licencier. Des clients ont trouvé que Bugarach, ça ne faisait pas très sérieux pour un entrepreneur. Et j’ai perdu des clients. Il est vrai que la concurrence est plus forte qu’avant et puis le marché s’est tassé. » Et certaines personnes embauchées n’ont pas voulu venir « se perdre » à Bugarach…

Patrice Étienne s’est donc replié sur une activité très tendance : le conseil. Vu son expérience, les demandes sont légion. Mais pour l’heure il peaufine un spectacle prévu entre le 17 et le 20 mai, à Bugarach : « Il y aura un écran et les gens pourront se voir dedans ». Bugarach reflet du monde.

Source : midilibre.fr

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