Amandine et Pierre Olivier, avec leurs deux filles Lia, 7 mois, et Yvi, 2 ans, recherchent des sponsors pour financer leur mariage en 2013.

Amandine et Pierre Olivier, avec leurs deux filles Lia, 7 mois, et Yvi, 2 ans, recherchent des sponsors pour financer leur mariage en 2013.

À Champtoceaux, Amandine et Pierre-Olivier ont trouvé un bon moyen d’alléger la facture de la cérémonie. Le concept, né aux États-Unis, pourrait bientôt prendre de l’ampleur en France.

« Le sponsoring ne défraiera pas totalement le mariage, mais il peut, dans le meilleur des cas, nous épargner 20 à 50 % du coût total », calculent Pierre-Olivier et Amandine. Ce jeune couple de Champtoceaux, qui a prévu de se marier le 16 août 2013, a décidé de faire sponsoriser son union.

Depuis le début de l’année, la course effrénée que représente la recherche de sponsors a déjà commencé pour ces jeunes parents. Amandine consacre deux heures par jour à « se faire connaître auprès du grand public, pour pouvoir attirer les entreprises. C’est vrai qu’il faut être motivé ! » Le couple a déjà contacté une petite dizaine de prestataires locaux. Des négociations sont en cours, mais pour l’heure, aucun sponsor n’est confirmé pour le jour J.

Une journée « un peu vintage »

10 000 à 15 000 €, c’est le prix moyen d’un mariage aujourd’hui. Entre la location de salle, l’animation, la robe, le repas ou encore la décoration, il faut l’avouer, se marier est presque devenu un luxe. Et un investissement à long terme. Sponsoriser son mariage consiste à démarcher des prestataires afin qu’ils fassent don d’une partie, ou de la totalité de leur service lors du mariage. Il peut s’agir du photographe, du traiteur, des propriétaires d’une salle, du couturier, de l’imprimeur pour les faire-part ou encore du magasin de décoration.

Maçon et mère au foyer, Pierre-Olivier et Amandine, âgés de 26 ans tous les deux, se sont déjà mariés civilement il y a deux ans, en petit comité. Ce qu’ils veulent, pour ce second mariage, c’est une journée « un peu vintage à la campagne », comme le souligne Amandine.

Gagnant-gagnant

Les futurs « re-mariés » ont déjà monté un site web, alimentent régulièrement leur fil Twitter, et s’apprêtent à créer une page Facebook. De quoi offrir un maximum de visibilité – le jour de la cérémonie ou en amont – aux sponsors.

Sans oublier le bouche-à-oreille. Résultat, les entrepreneurs bénéficient d’une publicité bon marché, tandis que le couple, lui, hérite d’un mariage à moindre coût.

Le sponsoring a de quoi séduire. Mais attention tout de même à ce que la publicité ne vienne pas trop envahir la romance de la dite journée. À ce sujet, Amandine promet d’être rigoureuse : « On ne veut pas non plus que ça devienne une foire. Le mariage ne sera pas consacré aux sponsors. »

Nous voilà rassurés. Quelle sera alors la suite de l’histoire ? Ils se marièrent et eurent beaucoup de sponsors ? C’est tout ce qu’on leur souhaite.

Ouest-France via Cholet.maville.com
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  1. nuage1962 dit :

    Pourquoi faire un grand mariage ..,qui coutent trop cher
    c’est rendue une vraie industrie comme tout autre événement important

    • maxine dit :

      Complètement d’accord, on ne se marie pas pour les autres!
      Il y a peu je disais pour rire qu’avec la crise McDo allait
      finir par organiser des formules mariage! On est plus à çà
      près visiblement…