La malédiction de Toutankhamon n’était qu’un jeu comparée à celle du fantôme de ce serpent constricteur qui se venge des villageois qui l’ont mangé.

Dans le petit village de Prey Krasaing, dans la province de Kampong Speu, au sud-ouest de Phnom Penh, les habitants vivent dans la terreur d’être la prochaine victime du fantôme du python. L’année dernière, sept d’entre eux avaient capturé un gros python près d’une pagode, avant de le tuer et de faire un banquet avec sa viande, apparemment gâtée, qu’ils avaient fait passer avec force vin. Depuis, deux des convives sont morts dans d’affreuses contorsions, et leurs corps, a affirmé Un Thun, un conseiller de la commune de Prey Krasaing, au Phnom Penh Post, portaient des sortes d’écailles ressemblant à de la peau de serpent. Un autre est tombé d’un palmier à sucre, un deuxième a glissé en marchant et un troisième est devenu fou.

« Comme l’a dit un diseur de bonne aventure, l’esprit du python se vengera de ceux qui l’ont tué et mangé. Tous ceux qui ont commis cela ne pourront échapper à la mort. Leur heure viendra », assène Un Thun, lugubre. Lors des funérailles du deuxième mort, le 19 août, les villageois ont vu un petit serpent glisser sur le cercueil de l’homme, semant l’effroi dans l’assemblée. Ayant retenu la leçon du python vengeur, ils l’ont précautionneusement retiré et placé en douceur dans des herbes.

Malgré cet ultime signe de ce conte d’horreur digne d’un scénario de Stephen King, le conseiller communal propose une autre explication, pragmatique et bien plus banale : « Ils ont peut-être succombé à une maladie incurable ». Comme quoi on peut apprécier le fantastique des campagnes du Cambodge tout en ayant l’esprit cartésien.

Asie-Info.fr

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