Jerry Brown, gouverneur de Californie, le sénateur Alex Padilla et Sergey Brin, cofondateur de Google, ont testé le véhicule autonome du géant américain de l'Internet.
Jerry Brown, gouverneur de Californie, le sénateur Alex Padilla et Sergey Brin, cofondateur de Google, ont testé le véhicule autonome du géant américain de l’Internet. Crédits photo : JUSTIN SULLIVAN/AFP

La Californie a autorisé par décret la circulation de voitures qui se conduisent toutes seules sur les routes de l’État.

Le rêve de voitures totalement automatiques qui emporteront leurs passagers vers leur destination sans qu’ils aient besoin de se soucier de la conduite se rapproche. Cette semaine, l’État de Californie a mis en place une législation spéciale qui autorise Google à faire rouler ses voitures sans conducteur sous certaines conditions de sécurité.

Le géant de l’informatique américain travaille depuis plusieurs années à la mise au point de voitures qui se conduisent toutes seules, une technologie qui pourrait réduire le nombre d’accidents sur les routes et limiter les ralentissements en rendant possibles des trains de voitures presque collées les unes aux autres sur autoroute.

Dans un billet de blog en août, l’un des responsables de l’ingénierie chez Google expliquait que la douzaine de véhicules laboratoires de la société avaient déjà parcouru plus de 480 000 km, sans qu’il n’y ait eu un seul accident, avec un ordinateur aux commandes.

Google a lancé son programme en recrutant l’équipe de l’université de Stanford qui avait remporté le Darpa Challenge en 2005, un défi pour véhicules autonomes tout-terrain sur un parcours de 220 km.

Une Prius très spéciale

Le véhicule de test Google en Californie est une Toyota Prius équipée de caméras vidéo, de radars et d’un capteur laser lui permettant de percevoir le trafic environnant, ainsi que de cartes détaillées pour atteindre sa destination.

«Les véhicules autonomes sont un nouvel exemple de l’avance de la Californie en matière technologique, qui transforme la science-fiction d’aujourd’hui en réalité pour demain», a déclaré le gouverneur Jerry Brown après avoir fait un tour dans l’une des voitures laboratoires de Google.

Par prudence, la nouvelle loi californienne autorise les voitures-robots, mais à la condition qu’il y ait en permanence un être humain derrière le volant, prêt à prendre le contrôle en cas de panne informatique. Le texte prévoit aussi qu’une réglementation plus complète sur les véhicules commerciaux sans conducteur devrait être prête en 2015. Google avait déjà obtenu début mai une plaque d’immatriculation pour sa voiture prototype dans le Nevada.

Le cofondateur de Google, Sergey Brin, a estimé que les premières voitures sans conducteur pourraient être commercialisées pour le grand public d’ici à cinq ans.

Source : LeFigaro.fr

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